Le lifting deep plane est aujourd’hui l’une des techniques de lifting facial les plus recherchées par les personnes qui souhaitent corriger un relâchement marqué du visage tout en conservant un résultat naturel. Mais derrière cette appellation devenue très visible sur Internet se cachent de nombreuses questions : quelle différence avec un lifting classique ? À quel âge peut-on l’envisager ? Est-ce douloureux ? Les cicatrices sont-elles visibles ? Combien de temps faut-il pour retrouver un visage présentable ? Et surtout, comment savoir si cette technique est réellement adaptée à son visage ?
Voici les principales réponses à connaître avant d’envisager une intervention.
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ToggleQu’est-ce qu’un lifting deep plane ?
Le lifting deep plane est une technique de chirurgie esthétique du visage qui intervient sur les structures profondes responsables du relâchement facial, plutôt que de chercher uniquement à retendre la peau.
Le principe consiste notamment à mobiliser et repositionner certains tissus profonds du visage. Selon la technique employée et l’anatomie du patient, le chirurgien travaille sous le système musculo-aponévrotique superficiel, appelé SMAS, et libère certaines attaches afin de permettre un repositionnement des tissus.
L’objectif n’est donc pas simplement de « tirer » la peau vers l’arrière. La peau doit idéalement se redraper sur des structures profondes repositionnées avec le moins de tension excessive possible.
Cette approche peut notamment concerner :
- les bajoues ;
- la perte de définition de l’ovale ;
- l’affaissement des joues ;
- certains sillons devenus plus marqués ;
- la partie inférieure du visage ;
- le relâchement du cou lorsque celui-ci est traité simultanément.
Le lifting reste néanmoins une chirurgie de rajeunissement : il améliore les signes visibles du vieillissement mais ne bloque évidemment pas le processus naturel de vieillissement du visage.
Chacun a sa beauté parce qu’il est « seul » à être. Il y a en lui l’irremplaçable. Jean Genet
Quelle différence entre un lifting deep plane et un lifting classique ?
C’est probablement la question la plus fréquente.
Il existe en réalité plusieurs techniques de lifting. Le terme « lifting classique » peut lui-même désigner différentes opérations : lifting sous-cutané, plication du SMAS, SMASectomie, lifting avec lambeau de SMAS, etc.
La différence essentielle réside donc dans le niveau anatomique sur lequel le chirurgien intervient et dans la manière dont les tissus sont repositionnés.
Dans certaines techniques plus superficielles, une partie importante du travail est réalisée sous la peau avec un traitement complémentaire du SMAS. Dans un lifting deep plane, la dissection et la mobilisation sont effectuées dans un plan plus profond afin de repositionner ensemble différentes structures du visage.
Cela ne signifie toutefois pas que le deep plane constitue automatiquement « le meilleur lifting ». Les publications scientifiques ne permettent pas d’affirmer qu’une technique est universellement supérieure à toutes les autres. Le choix doit dépendre de l’anatomie du patient, du vieillissement observé et de l’expérience du chirurgien.
Pourquoi le résultat peut-il paraître plus naturel ?
L’une des principales inquiétudes des patients est de ressortir avec un visage trop tiré.
L’objectif du lifting moderne est justement d’éviter cet effet.
Lorsque les structures profondes sont correctement repositionnées, la fermeture cutanée peut être réalisée sans utiliser la peau comme principal moyen de traction. Une tension cutanée excessive peut au contraire favoriser certaines cicatrices anormales, déformations ou résultats artificiels.
Un bon résultat ne doit donc pas donner l’impression d’avoir changé de visage.
L’entourage devrait plutôt percevoir :
- un ovale mieux dessiné ;
- des joues mieux positionnées ;
- une diminution des bajoues ;
- un cou plus net lorsque celui-ci est traité ;
- une apparence reposée ;
- un visage globalement plus jeune sans transformation excessive.
À quel âge peut-on faire un lifting deep plane ?
Il n’existe pas réellement d’âge idéal universel.
Deux personnes de 50 ans peuvent avoir des visages totalement différents. Le vieillissement dépend notamment de la génétique, de la qualité de la peau, des variations de poids, du soleil, du tabagisme et de la répartition des volumes du visage.
La question pertinente n’est donc pas seulement :
« Quel âge ai-je ? »
mais plutôt :
« Mon relâchement facial justifie-t-il une intervention chirurgicale ? »
Le lifting devient généralement pertinent lorsque les tissus commencent réellement à descendre et que les traitements non chirurgicaux ne permettent plus d’obtenir la correction recherchée.
Une personne présentant principalement quelques rides ou une perte modérée de volume n’a pas forcément besoin d’un lifting.
Comment savoir si j’ai besoin d’un lifting plutôt que d’injections ?
C’est une distinction essentielle.
Les injections et le lifting ne répondent pas exactement au même problème.
Un produit de comblement peut restaurer certains volumes ou corriger certains creux. D’autres traitements peuvent agir sur la qualité de la peau. Ils ne repositionnent cependant pas de manière comparable des tissus véritablement affaissés.
Lorsqu’une personne commence à multiplier les injections pour tenter de compenser une descente importante des tissus, le résultat peut parfois devenir trop volumisé sans véritablement corriger le relâchement.
Inversement, une personne présentant seulement une perte légère de volume n’a pas nécessairement besoin d’une chirurgie.
La consultation permet donc de déterminer si le problème principal vient de la peau, des volumes, des tissus profonds, du cou ou d’une combinaison de plusieurs éléments.
Le lifting deep plane traite-t-il aussi le cou ?
Il peut être associé à un traitement du cou, mais ce n’est pas automatiquement la même chose.
Certaines personnes présentent essentiellement des bajoues et un affaissement du bas du visage. D’autres présentent également :
- une peau relâchée sous le menton ;
- des bandes platysmales ;
- une accumulation graisseuse ;
- une perte de définition entre le menton et le cou.
Dans ces situations, un geste spécifique sur le cou peut être proposé en complément du lifting facial. Un lifting cervical peut notamment agir sur le platysma, la peau et éventuellement certains volumes graisseux.
Il est donc important de demander au chirurgien exactement quelles régions seront traitées.
Où sont placées les cicatrices ?
Les cicatrices d’un lifting sont généralement dessinées pour suivre les zones naturellement discrètes du visage : région temporale ou ligne des cheveux, contours de l’oreille et parfois zone située derrière celle-ci.
Le tracé exact varie selon la technique et les besoins du patient.
Une fois la cicatrisation terminée, l’objectif est que les incisions se confondent autant que possible avec les contours naturels de l’oreille et la ligne des cheveux.
La qualité finale d’une cicatrice dépend cependant de nombreux facteurs : technique chirurgicale, tension appliquée, qualité de peau, tabagisme, exposition solaire et capacité individuelle de cicatrisation.
Aucun chirurgien sérieux ne peut donc promettre une cicatrice totalement invisible.
Est-ce douloureux ?
La notion de douleur varie beaucoup d’une personne à l’autre.
Après un lifting, les patients décrivent souvent davantage une sensation de tension, d’œdème, d’engourdissement ou d’inconfort qu’une douleur extrêmement intense.
Un gonflement et des ecchymoses sont habituels pendant les premiers jours. Une sensation inhabituelle de la peau ou un engourdissement temporaire peut également être observé pendant la récupération.
Le chirurgien fournit normalement des instructions précises concernant les médicaments, les soins des cicatrices, les pansements et les situations nécessitant de le contacter rapidement.
Combien de temps faut-il pour être présentable ?
C’est une question particulièrement importante pour les personnes qui travaillent ou souhaitent rester discrètes concernant leur intervention.
Il faut distinguer récupération médicale et récupération sociale.
Pendant la première semaine, le visage peut être nettement gonflé et présenter des ecchymoses. Durant la deuxième semaine, celles-ci diminuent progressivement mais peuvent rester visibles.
De nombreux patients commencent à reprendre certaines activités sociales ou professionnelles légères autour de la deuxième semaine, alors qu’un œdème résiduel peut persister pendant plusieurs semaines.
Cela ne signifie pas que le résultat définitif est obtenu à ce moment-là.
Le visage continue progressivement à s’assouplir et à se dégonfler pendant les semaines et les mois suivants.
Pour quelqu’un qui souhaite que son opération passe totalement inaperçue lors d’un événement important, il est donc préférable de prévoir une marge confortable plutôt que de raisonner uniquement en nombre minimal de jours.
Quand peut-on reprendre le sport ?
La reprise doit être progressive et validée par le chirurgien.
La marche légère est généralement encouragée assez rapidement, mais les activités physiques intenses augmentant fortement la pression artérielle doivent attendre davantage.
La reprise dépend également de l’étendue exacte de l’intervention, de l’évolution de l’œdème, de la cicatrisation et de la présence éventuelle d’autres gestes chirurgicaux.
La bonne question à poser pendant la consultation n’est donc pas simplement « quand puis-je refaire du sport ? », mais :
« Quand puis-je reprendre précisément la course, la musculation, la natation ou mon activité sportive habituelle ? »
Combien de temps dure le résultat ?
Un lifting peut produire une amélioration durable, mais il ne suspend pas le vieillissement.
Après l’intervention, les tissus continuent naturellement d’évoluer avec le temps. Le poids, l’exposition solaire, le tabagisme, la génétique et la qualité cutanée influencent également l’évolution du résultat.
Il faut donc se méfier des promesses donnant une durée garantie extrêmement précise.
Un bon raisonnement consiste plutôt à considérer que le lifting replace le visage dans une situation plus favorable, puis que celui-ci recommence naturellement à vieillir à partir de cette nouvelle situation.
Le lifting deep plane enlève-t-il toutes les rides ?
Non.
C’est une attente importante à clarifier.
Un lifting traite principalement la position des tissus et le relâchement. Il ne constitue pas nécessairement le meilleur traitement des petites rides superficielles, des taches ou de la texture cutanée.
Selon le diagnostic, d’autres traitements peuvent éventuellement être discutés pour améliorer :
- la qualité de la peau ;
- certains volumes perdus ;
- les paupières ;
- les rides superficielles ;
- les taches pigmentaires.
Un lifting peut par exemple être associé, dans certaines situations, à une blépharoplastie ou à un transfert de graisse.
L’objectif n’est cependant pas d’accumuler les interventions mais de construire un traitement cohérent à partir de l’anatomie réelle du patient.
Quels sont les risques d’un lifting deep plane ?
Le lifting deep plane reste une véritable intervention chirurgicale.
Les complications possibles d’un lifting comprennent notamment l’hématome, l’infection, les problèmes de cicatrisation, les modifications de sensibilité, l’asymétrie, les cicatrices défavorables et, plus rarement, une atteinte nerveuse pouvant provoquer une faiblesse temporaire ou permanente de certains muscles du visage.
Une revue systématique récente concernant les lésions nerveuses après lifting rapporte que les atteintes permanentes sont rares, mais cette complication doit malgré tout faire partie de l’information préopératoire.
C’est précisément parce que le deep plane travaille au voisinage de structures anatomiques importantes que l’expérience du chirurgien en chirurgie faciale doit être prise en considération.
Est-ce que le deep plane est plus dangereux qu’un autre lifting ?
Il serait trop simpliste de répondre oui ou non.
Le niveau de dissection diffère selon les techniques et l’anatomie du nerf facial constitue un élément central de la chirurgie deep plane.
Cependant, les études comparatives disponibles ne montrent pas nécessairement une augmentation des lésions nerveuses avec le deep plane par rapport aux autres techniques de SMAS.
Le risque réel dépend donc beaucoup de la technique utilisée, du patient et surtout de l’expérience de l’équipe chirurgicale.
Peut-on refaire un lifting plusieurs années plus tard ?
Oui, une chirurgie secondaire peut être envisagée chez certains patients lorsque le vieillissement devient de nouveau suffisamment important.
Une intervention secondaire est cependant différente d’un premier lifting. Les tissus ont déjà été opérés et les cicatrices internes peuvent modifier les plans anatomiques.
Le chirurgien doit donc connaître précisément :
- la date du précédent lifting ;
- la technique utilisée ;
- les autres interventions réalisées ;
- l’évolution du résultat ;
- les éventuelles complications rencontrées.
La chirurgie de révision peut être techniquement plus complexe qu’une première intervention.
Comment choisir son chirurgien pour un lifting deep plane ?
Le terme « deep plane » ne doit pas devenir un argument marketing suffisant à lui seul.
Pendant la consultation, il est utile de demander au chirurgien :
- quelle technique il recommande exactement ;
- pourquoi cette technique est adaptée à votre visage ;
- quelles zones seront réellement traitées ;
- comment sera traité le cou ;
- où passeront les cicatrices ;
- quel type d’anesthésie sera utilisé ;
- combien de temps durera la récupération ;
- quelles complications sont possibles ;
- comment sont prises en charge les complications ;
- à quel moment aura lieu le suivi ;
- quels résultats sont réalistes dans votre cas.
Il est également pertinent de demander à voir des photographies avant/après concernant des patients dont le type de relâchement est comparable au vôtre. L’American Society of Plastic Surgeons recommande justement d’aborder pendant la consultation la technique proposée, la récupération, les risques, la gestion des complications et les résultats raisonnablement envisageables.
La qualité d’une consultation se mesure aussi à la capacité du chirurgien à expliquer pourquoi il ne recommande pas certaines interventions.
Les bonnes questions à se poser avant de décider
Avant de choisir un lifting deep plane, il peut être utile de répondre personnellement à quelques questions :
Est-ce réellement le relâchement du visage qui me gêne ?
Est-ce que j’attends une amélioration ou une transformation totale de mon apparence ?
Suis-je prêt à accepter des cicatrices ?
Puis-je organiser plusieurs semaines de récupération progressive ?
Ai-je compris les risques de l’intervention ?
Est-ce que je choisis cette technique parce qu’elle correspond à mon anatomie ou simplement parce que le terme « deep plane » est actuellement très médiatisé ?
Le nom de la technique ne doit jamais remplacer un véritable diagnostic.
Ce qu’il faut retenir sur le lifting deep plane
Le lifting deep plane cherche à corriger le vieillissement facial en agissant sur des structures plus profondes que la peau. Son intérêt principal est de permettre un repositionnement des tissus du visage tout en limitant la nécessité d’une forte tension cutanée.
Il peut être particulièrement intéressant lorsque les bajoues apparaissent, que l’ovale devient moins net et que les tissus du visage commencent véritablement à s’affaisser.
Mais tout relâchement facial ne nécessite pas nécessairement un deep plane et toutes les personnes ne sont pas de bonnes candidates.
Le choix doit toujours découler d’une consultation, d’un examen anatomique précis et d’une discussion transparente sur les bénéfices, les limites, les cicatrices, la récupération et les risques.
Pour les personnes qui souhaitent approfondir spécifiquement cette intervention dans le canton de Vaud, Metaesthetics propose également un guide consacré au lifting deep plane à Lausanne.
Ce guide fournit une information générale et ne remplace pas une consultation avec un chirurgien qualifié.
